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A priori, tout le monde sait ce que veut dire démocratie. Pourtant,
dans notre pays, ce concept, dans l’entendement de gens qui veulent
vivre en démocratie, sans pour autant accepter le verdict des urnes, à
moins qu’il n’aille dans leur sens, et qui ont salué l’intervention de
l’armée pour interrompre un processus démocratique, comme une mesure de
salut public, est devenu une question compliquée.
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De
nombreux sujets mériteraient une analyse détaillée, tant l´actualité en
Algérie, ces dernières semaines, est
riche en évènements.
Les
émeutes, les attentats, les errements sur le projet d´Union pour la
Méditerranée, ainsi que le flou entourant le fameux « troisième
mandat » nous renvoient l´image d´un pays déchiré, miné par les conflits
internes, rongé par la corruption, gagné par la schizophrénie de ses dirigeants
et qui ne cesse de s´enfoncer
inexorablement vers sa faillite.
Un
pouvoir illégitime qui assoit son autorité sur l´allégeance et le clientélisme
ne peut ni venir à bout du terrorisme ni combattre efficacement la corruption.
Les
« décideurs », connus pour leur médiocrité et leur incompétence
restent aveugles aux changements qui s´imposent en ce début du XXI ème siècle
sur la scène internationale, car incapables d´apprécier les enjeux planétaires.
Ils font preuve d´une inconscience bigote et semblent avoir oublié les leçons
du passé qui ont conduit le pays à subir 132 ans de joug colonial.
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Par D.benchenouf
Ali Benhadj, qu’on le veuille ou non, est un
leader incontestable de la mouvance islamiste. Jusqu’à preuve du contraire,
c’est un homme politique et non un terroriste. Il a été jeté en prison, par les
généraux janvièristes, dans des cachots innommables, où il était privé même de
la lumière du jour, pendant de longues années.
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« Un
agent des moukhabarat dort en chacun de nous. Il faut le tuer.»
Ahmad
Ghazi
Tout le monde sait que plus un pays est civilisé moins
sa police est nombreuse. Question d’observation et de bon sens. Pourtant, il y
a une dizaine de jours, le colonel Ali Tounsi, chef de la DGSN depuis mars
1995, a affirmé, dans les pages du quotidien El-Khabar, que la densité
policière en Algérie était de « 380 habitants par policier », une
quantité « loin de l’objectif de 250 habitants par policier selon les
normes internationales »(1).
D’abord,
il n’y pas de « norme » internationale. Ce concept est simplement une
fable. On pourrait parler d’une moyenne mondiale en tant que valeur descriptive
mais non normative. Selon les Nations Unies, le United Nations Office on
Drugs and Crime, il y a en moyenne 400 habitants par policier sur le globe,
cette densité policière variant significativement selon les régions(2). Par
exemple, elle est de 800 habitants par policier en moyenne en Afrique, d’à peu
près 500 habitants par policier en Asie et en Amérique centrale, et de 400
habitants par policier en Europe de l’ouest (3). Au
pays du maître des dictatures arabes, Bush, la densité policière est de
1 policier pour 435 habitants, au Canada elle est de 550 habitants par
policier, en Finlande elle est de 641 habitants par policier, au Japon elle est
de 559 habitants par policier, en Suisse elle est de 550 habitants par
policier, alors qu’en Grande-Bretagne elle est de 1 policier pour 415
habitants(4).
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